11/03/2010 : URGE NEPAL 2010
Quelle semaine ! Rouler dans l’Himalaya, dans la vie d’un rider, cela n’arrive pas tous les jours ! C’est pourtant ce que nous avons fait l’espace de quelques jours…
Mais rouler dans l’Himalaya, ça se mérite ! Départ de Nice à 20h samedi, une nuit à Paris, puis décollage pour Bahrayn à 11h pour 7h de vol, puis une nuit sur place pour redécoller pour Katmandou avec 4h de vol et enchaîner avec 8h de bus pour Pokhara. Encore une nuit et on repart le matin en direction de Jomsom avec un petit vol de 30 min pour atterrir sur l’aéroport réputé le plus dangereux du monde… Date d’arrivée mardi 11h…
Ensuite, que du bonheur, on n’a pas arrêté de rouler, on a découvert des petits villages magnifiques avec des gens extra. On s’est régalé à faire rouler des enfants sur nos vélos, en voyant la joie que cela représentait pour eux !
Sinon la montée jusqu’au sommet a été pour moi un peu difficile, surtout au matin de la dernière ascension ou notre nuit de bivouac à 3700m m’a laissé des traces… Un bon mal de tête au réveil à 4h30…
Nous n’avons pas pu monter comme prévu jusqu'à 5100m, ce versant étant à l’ombre et la neige déjà présente à partir de 4000m. L’organisation décide de changer de parcours, et nous fait monter les 400 derniers mètres sur un versant sud, à pic. Dur la fin de l’ascension !
Après 2 ou 3h d’attente, afin que tout le monde se mette en place, c’est Fabien Barel qui ouvre la piste et après tirage au sort, je me retrouve le premier à m’élancer derrière lui.
Le départ est très engagé, droit dans la pente, la trace de blocage de roue arrière de Fab m’aide bien dans cette première partie. Ensuite, une partie plus vallonnée arrive, on la croyait physique, mais en fait, elle passe super bien, avec beaucoup de rythme. Arrive une partie plus free-ride, avec plein de traces, et c’est là que je me fais piéger… Je m’engage sur une trace, que j’avais repéré en montant, mais ce n’était pas la bonne et je me retrouve à pied dans la pampa Je cherche un peu et j’aperçois le bivouac en bas comme point de repère. Du coup, je pars en courant dans une sorte de dévers et retrouve finalement la piste, débouchant juste devant un caméraman de l’organisation Difficile d’estimer le temps perdu dans ces conditions, mais quand je vois qu’au final je ne suis qu’à 40s de Fab, j’ai un peu les boules car c’était jouable…
Enfin, je ne peux m’en prendre qu’à moi !
La suite du tracé était magique, avec du single à haute vitesse, dans de la gravette parsemée de grosses pierres… Il fallait rester lucide et précis, mais quelles sensations avec le ravin à coté ! Les dernières minutes de course étaient quant à elles bien physiques, avec un bon vent de face, je n’avançais plus du tout, mais apparemment, c’était pareil pour tout le monde 
Classement :
1 – Barel 29′25″
2 – Vouilloz 30′07″
3 – Wildhaber 30′37″
4 – Doucende 31′38″
5 – Balaud 32′05″
6 – Giordanengo 32′22″
7 – Peridy 36′20″
8 – Berrecloth 36′41″
9 – Vink 37′52″
10 – Trocello 42′12″
11 – Zaniboni 43′36″
12 – Jonnier 45′14″
13 – Kumar 1 h 22′ 13′
Il y a eu pas mal de casse ou de crevaisons, seuls les 6 premiers ont été épargnés !
Le lendemain, on s’est fait un super ride de 70km, dans une ambiance au top ! Après quelques bières, on se retrouve dans un bus, de nuit, pour 4h free-ride ! D’ailleurs, nous ne nous rappelons plus très bien de ce trajet 
La fin du trip est comme d’hab, on remballe tout, on remercie tout le monde, on dit au revoir et on se dit que c’est déjà fini… Puis quand la maison approche, on est bien content aussi de retrouver sa petite famille
Voilà, le but de ce trip est aussi et surtout de réunir des fonds pour aider le Népal, à travers une école de VTT et des orphelinats.
On a pu se rendre compte tout au long de cette aventure, que la différence de niveau de vie est ahurissante. Quelle tristesse de voir des gens aussi pauvres 
J’espère que la vente aux enchères va permettre de réunir une belle somme !
Un grand merci à l’organisation et à tous ceux qui ont participé, à cette belle aventure.
Nico
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